2K, 4K, 1080p, 1440p : ce que ces définitions veulent dire

Le tableau complet des définitions, les deux 4K qui coexistent, et les trois critères qui comptent davantage que le nombre de pixels.
Resolution ecran

2K, 4K, 1080p, 1440p : ces appellations mélangent deux logiques de nommage contradictoires, ce qui explique la confusion permanente. Voici ce que chacune recouvre réellement, et surtout à partir de quand la différence se voit.

Le tableau des définitions

Tableau des définitions d'écran de 720p à 8K avec le nombre de pixels et le nom technique de chaque format
Deux logiques de nommage, d’où la confusion permanente.

Deux conventions coexistent. Les appellations en p, comme 1080p ou 1440p, comptent les lignes horizontales, héritage de la télévision. Les appellations en K comptent approximativement les colonnes verticales, en milliers, héritage du cinéma numérique.

D’où l’incohérence la plus signalée : le 1080p mesure 1920 pixels de large, il devrait donc s’appeler 2K. Or le commerce a attribué l’étiquette 2K au 1440p, qui fait 2560 pixels de large. C’est un choix marketing, pas une norme, et il est aujourd’hui trop installé pour être corrigé.

Les deux 4K, et pourquoi ça compte

Il existe deux définitions 4K, et elles ne sont pas identiques.

La 4K UHD, 3840 × 2160, est celle de tous les téléviseurs, moniteurs et contenus grand public. Elle correspond exactement au double du Full HD dans chaque dimension, donc quatre fois plus de pixels.

La DCI 4K, 4096 × 2160, est le standard des salles de cinéma, légèrement plus large. C’est elle qui justifie l’appellation 4K au sens propre, avec ses 4 096 colonnes.

Quand un fabricant écrit 4K sur une boîte de téléviseur, il parle donc de 3840 × 2160. Un projecteur ou un moniteur professionnel annonçant du DCI 4K offre en revanche un format légèrement différent, ce qui peut créer de fines bandes noires sur du contenu classique.

Ce que la définition ne dit pas

C’est le point que les fiches produit passent sous silence. Le nombre de pixels ne suffit pas à juger un écran, et il arrive loin derrière trois autres critères.

La densité de pixels d’abord, mesurée en points par pouce. Un écran de 4K en 27 pouces est nettement plus fin qu’un 4K en 55 pouces, puisque les mêmes pixels sont répartis sur une surface plus petite. C’est la densité qui détermine si l’on distingue ou non les pixels, pas la définition seule.

La distance de vision ensuite. À trois mètres d’un téléviseur de 55 pouces, l’œil humain ne fait plus la différence entre du 4K et du Full HD sur la plupart des contenus. La 4K se justifie sur les grandes diagonales ou en position rapprochée, pas dans un salon standard avec un écran moyen.

La qualité de la dalle enfin, c’est-à-dire le contraste, la luminosité et la fidélité des couleurs. Un OLED en Full HD produit une image que la plupart des gens jugeront meilleure qu’un LCD d’entrée de gamme en 4K, parce que le contraste se voit immédiatement quand la définition, elle, demande de s’approcher.

Le cas des écrans ultra-larges

Les moniteurs panoramiques ajoutent leur propre vocabulaire. L’UWQHD affiche 3440 × 1440, soit un 1440p étiré en largeur. L’UWQHD+ ou 5K2K monte à 5120 × 2160.

Ces formats se comparent mal aux définitions classiques, puisque la hauteur reste identique et que seule la largeur augmente. Un 3440 × 1440 offre donc la finesse d’un 1440p, avec davantage de surface horizontale, ce qui sert au montage, à la bureautique et au jeu, pas à la netteté.

Et la 8K

La 8K quadruple encore le nombre de pixels de la 4K, avec plus de 33 millions de points. Le problème n’est pas technique mais pratique : il n’existe pratiquement aucun contenu natif en 8K, ni en diffusion, ni en streaming, ni sur support physique.

Un téléviseur 8K passe donc son temps à agrandir du 4K, opération qui n’ajoute aucune information. À distance de salon, la différence est indétectable pour l’immense majorité des spectateurs, y compris sur de grandes diagonales.

Ce qu’il faut retenir avant d’acheter

Pour un téléviseur de salon jusqu’à 65 pouces regardé à trois mètres, la 4K est le bon choix, et le budget supplémentaire se place sur la qualité de dalle plutôt que sur la définition.

Pour un moniteur d’ordinateur, la question se pose autrement puisque l’on se tient à cinquante centimètres : le 1440p en 27 pouces constitue le meilleur compromis actuel, la 4K sur cette diagonale imposant souvent une mise à l’échelle logicielle.

Et pour un smartphone, la définition a cessé d’être un critère depuis longtemps, tant les densités dépassent ce que l’œil distingue. Elle redevient pourtant décisive quand elle est trop basse, comme nous le notions sur certains modèles d’entrée de gamme dans notre sélection de smartphones à moins de 200 euros, où une dalle 720p sur 6,9 pouces se remarque immédiatement.

4.4/5 - (22 votes)
Total
0
Shares
Previous Post

Détecteurs magnétiques industriels : guide complet sur la détection à travers les métaux

Next Post
Un iPad posé sur un bureau, utilisé avec un Apple Pencil

Capture d’écran sur iPad : les 3 méthodes et ce qui change avec iPadOS 26

Related Posts